Ce soir-là, alors que Choupettita somnolait près du sapin, un étrange scintillement attira son attention. Une boule de Noël, ronde et verte, se mit à briller comme une lune. Intrigué et incapable de résister à une lumière mystérieuse, Choupettita s’en approcha, posa doucement une patte dessus … et pouf … le voilà aspiré dans un tourbillon de poussière d’étoiles!!!
Quand il rouvrit les yeux, il n’était plus dans le salon. Devant lui s’étendait un village miniature, enneigé et lumineux, comme dans une boule qu’on agite. Des maisons de pain d’épices, des lampadaires en sucre d’orge, et de minuscules flocons tombaient d’un ciel pailleté.
– « Où suis-je donc? » murmura Choupettita.
Un petit elfe haut comme trois guimauves, s’approcha.
– « Bienvenue, Choupettita ! Ici, tu es dans le Village de la Boule de Noël. On t’attendait! »
– « Vous m’attendiez… moi ?! »
– « Bien sûr! Chaque année, un invité spécial est choisi pour vivre une grande aventure. Cette fois-ci, c’est toi. Et ta venue est une grande nouvelle … la Reine des Flocons souhaite te rencontrer. »
Choupettita, le cœur battant comme un tambour de fête, suivit l’elfe à travers les ruelles lumineuses. Les habitants s’affairaient joyeusement: les lutins décorant un sapin gigantesque, les souris vêtues de manteaux d’hiver traînant des charriots de friandises et les petits soldats de bois répétant une chorégraphie. Ils arrivèrent bientôt à une clairière où les flocons tombaient différemment – plus grands, plus lumineux. Au centre se tenait une silhouette élégante, drapée de givre et de lumière. C’étaitla Reine des Flocons.
Elle s’approcha de Choupettita avec un sourire doux, son manteau laissant derrière elle une traînée de neige scintillante.
— « Choupettita, » dit-elle d’une voix légère comme le vent d’hiver, « le village t’attendait. Cette année, une magie étrange perturbe la chute parfaite des flocons… et j’ai besoin de ton aide. »
— « Moi ? » répondit Choupettita.
— « Oui, toi. Seul un visiteur venu du monde extérieur peut voir ce que nous ne voyons plus. Viens, je vais te montrer ce qui cloche. »
Elle leva la main. Un gigantesque flocon de cristal apparut, suspendu dans l’air … mais fissuré en son centre, comme une lumière affaiblie.
– « Voici le Flocon Royal, celui qui régit la danse des flocons. S’il continue de se fragiliser, tout le village pourrait perdre sa magie. » Choupettita sentit un mélange d’inquiétude … et d’excitation. Aider un village magique? C’était mieux que toutes ses aventures de l’année réunies!
– « Je ferai de mon mieux, Majesté, » dit-il en gonflant la poitrine. La Reine sourit.
Le lendemain matin, Choupettita retourna dans la clairière enchantée où l’attendait la Reine des Flocons. Les flocons étaient toujours immobiles, suspendus dans l’air comme figés dans le temps.— « Le fragment que tu as trouvé a aidé, Choupettita, » dit la Reine, « mais la danse des flocons ne revient pas. Le Flocon Royal manque encore… d’un souffle. D’un mouvement naturel. »
Choupettita observa le grand flocon de cristal, fissuré mais recomposé. Il approcha son museau, inspira doucement l’air glacé… puis expira lentement. Sa chaleur de petit chat forma une petite buée blanche qui effleura le cristal.
Et là, quelque chose se produisit.
Un flocon trembla. Puis un deuxième… Choupettita, intrigué, recommença : il souffla, doucement, patiemment, comme s’il voulait réchauffer un ami frigorifié.
Cette fois, le Flocon Royal brilla légèrement. La lumière remonta le long de ses branches comme une étincelle qui s’éveille.— « Continue, Choupettita … ton souffle ramène la vie », murmura la Reine.
Il rapprocha alors sa patte et lui donna un petit coup — délicat, félin, très Choupettita. Le cristal vibra… puis une onde magique se propagea dans la clairière. Soudain, les flocons suspendus reprirent leur chute, légers et scintillants. Puis ils se mirent à tournoyer à nouveau, parfaitement synchronisés. La Danse des Flocons renaissait, fluide et magnifique, comme si la forêt entière respirait enfin. — « Tu l’as fait », dit la Reine, émue. « Tu as ramené le souffle qui nous manquait. Le courage, la douceur… et la chaleur du monde extérieur. »
Les lutins applaudirent, des guimauves roulèrent dans la neige en chantant et la magie du village retrouva tout son éclat. Un tourbillon d’étoiles enveloppa soudain Choupettita et, en un instant … pouf !! Il était de retour dans son salon, sous le sapin, comme si rien ne s’était passé — sauf une petite trace scintillante sur sa patte. Choupettita bailla, se roula en boule, et pensa : « Sauver un village enchanté … pas mal pour une si petite patte. »
….Alors restez à l’affût … Choupettita n’a pas dit son dernier miaou magique!!

Leave a comment